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vendredi 18 novembre 2011

Un Japon de carte postale

Ce soir, j'ai décidé de vous faire profiter de mes photos récentes (ahem: on va dire dans les deux semaines passées en tout cas) plutôt que de mes bavardages. Il faut dire qu'elles parlent d'elles-mêmes: depuis que je suis au Japon, je suis devenue la touriste lambda qui s'extasie devant la moindre lanterne.
Mais y'a de quoi non?

Enfin bref, voici en vrac les photos du Jour de la Culture, férié, jeudi je ne sais plus le combien novembre, enfin y'a deux semaines environ, vous calculerez. En gros, les jours fériés, au Japon, c'est pire que la péniche du 27 le matin à 7h55, à l'heure de pointe pour faucher un Monde gratos. Et encore. Je n'avais jamais vu Kyoto aussi noire de monde, et jamais encore je n'avais dû batailler pour éviter de tuer inopinément un piéton innocent avec le guidon de mon vélo. Pour couronner le tout régnait une chaleur moite (oui, oui, vous avez bien lu, une CHALEUR MOITE, en novembre, passons).

Comme tous les petits malins de ma résidence avaient décidé d'aller visiter le palais impérial, ouvert exceptionnellement au public (d'ordinaire c'est visite guidée restreinte, sur réservation), je me suis dis que, peut-être, le tout Kyoto aurait la même idée. J'ai donc préféré aller avec Elsa la sidekick et Ed le rosbeef (aucune connotation anglophobe là-dedans, c'est purement amical) visiter deux monuments du parc Maruyama, le temple Chion-in et le sanctuaire Yasaka-Jinja. Si vous avez bien suivi jusqu'ici, vous aurez compris que temple = bouddhisme et sanctuaire = shintoïsme.

On a bien fait.


En cliquant sur les photos vous aurez accès à la fonction diaporama!
Le temple Chion-in: on ne dirait pas comme ça mais le portail (Senmon) est absolument gigantesque!

Panda était là bien sûr.



Le jardin avait l'air beau, calme et paisible. En fait il était beau, bruyant et envahi par des ouvriers d'entretien. Fail. En plus, on a payé pour entrer. Grr.


De hautes, très hautes marches. Comme quoi, entre l'ascension des escaliers de temple et le vélo, je fais du sport maintenant.




Je suppose à tort ou à raison que ces petites choses sont de jolies percussions. Si ça se trouve ça n'a rien à voir... Peut-être est-ce utilisé pour la prière?

"Hear me Roar". Une boîte de chocolat japonais à celui ou celle qui capte la référence ! 


Entrons dans le Yasaka Jinja.




Effigies de chevaux sacrés en bois.

Phénix.


Je ne me lasse pas du rituel de la prière au Japon.




J'aime les stands de nourriture en tout genre qu'on trouve aux abords de tous les temples, mais cela ne vous étonnera pas.


Sur le chemin du retour. Vous remarquerez que j'ai comme un truc pour les avoir de dos.




On passe maintenant à une autre série de photos, du palais impérial cette fois-ci (Kyôto Gôshô). Enfin, l'ancien palais impérial, mais toujours considéré comme un lieu sacré. J'ai pu le découvrir le lendemain en compagnie d'Elsa, Youshi, Lyn et Val-senpai, revenu de France pour ses vacances !  Une superbe visite au soleil couchant...







On admirera le sens pratique des japonais: quitte à mettre un panneau explicatif, autant le placer bien au évidence, soit  bien au centre des graviers, histoire qu'il soit sur toutes les photos, on ne sait jamais.









Ma rencontre avec une mante religieuse géante.


Dernières photos: petit goûter d'anniversaire le lundi 7 novembre à Mano's Cafe. Simplement parce que je voulais manger un gâteau avant la soirée organisée le vendredi suivant, dans un café qui promettait de "l'intelligence, de l'excitation et du rêve à l'infini".



Et tous les cadeaux super utiles que j'ai eu ce jour là: des pantoufles panda (trop confortables) et une peluche Totoro par Elsa, des mugs panda par Hanako et Mirah et le dessin par Hanako, j'ai reçu ensuite un livre de cuisine japonaise par Teri le vendredi. Merci pour ces petites attentions qui m'ont bien remonté le moral alors que je me sentais un peu sabishii (=seule).

Voilà pour cette première fournée, je vais enchaîner avec le superbe day-trip à Nara du week-end dernier !


dimanche 30 octobre 2011

Au Festival des âges


Comme j'ai décidé de tenir mes engagements, voilà un nouvel article tout chaud tout beau présenté par Panda et son... corn dog. Pour mes non-amis Facebook, le corn dog c'est un truc tout gras et trop bon, très très peu japonais (made in USA) qu'on trouve pour 100 yens dans presque tous les combinis ! Petit Panda a apprécié le repas, merci. Parce que quand même, le corn dog c'est de la saucisse, du pain de maïs et  du ketchup-moutarde. Franchement, ça ne donne pas l'eau à la bouche?

Mais je m'égare encore une fois dans mes délires culinaires. Papa, Maman, le corn dog n'est PAS ma nourriture quotidienne, je le jure!! C'est juste ce qu'il y  avait de plus commode à grignoter en vitesse tout en attendant une éternité sur de petites chaises plastiques.
Mais attendre quoi? 
Le Jidai Matsuri !!

Littéralement, le festival des époques. Un festival qui appartient au "top 3" de Kyoto et qui se déroule tous les 22 octobre en centre ville, entre l'ancien palais impérial et le sanctuaire Heian Jingu, que j'ai déjà pu visiter. En fait c'est un festival plutôt récent, inauguré en 1895 avec la création du sanctuaire Heian, qui célébrait lui-même le 1100ème anniversaire de la naissance de Heiankyô, l'ancien nom de Kyôto. Car celle-ci fut la capitale du Japon de 794 à 1868, c'est à dire jusqu'au début de l'ère Meiji où la capitale devint alors Tôkyô. Mais là-dessus, je ne vous apprends rien, on a dû vous répéter encore et encore "ère Meiji" et "ouverture du Japon" depuis le lycée...

Le Jidai Matsuri consiste donc en un défilé d'environ 2000 personnes costumées selon les différentes époques  qu'a connues Kyôto. Un beau spectacle, certes, pas aussi excitant que le tir à l'arc à cheval mais qui valait quand même le coup d'oeil. D'autant plus que grâce à la mairie de Kyôto, nous disposions de sièges gratuits réservés aux Ryuugakusei (étudiants en échange) très bien situés. Heureusement car le défilé à duré un peu plus de deux heures, ce qui aurait été un peu crevant debout. 

J'ai essayé de prendre des photos représentatives de la diversité du défilé, mais mon péché mignon pour les samuraïs et les beaux kimonos a parfois repris le dessus...



Non, ceci n'est pas le célèbre salut de Miss France, je le promets. Même si cela y ressemble (beaucoup).

Un jour, quand je serai une japonaise, j'aurai ce chapeau.

Panda n'en a pas perdu une miette.


Certains se prenaient pour Oda Nobunaga réincarné.

D'autre papotaient en rigolant. Vu qu'on les regardait avec insistance, il ont repris un air sérieux et limite revêche. Ils avaient des katanas, tout de même.

Belle perruque.

Un peu de musique de la part de l'armée impériale à l'ère Meiji.



Qu'es tce que je vous disais. Un samuraï. L'armure est un peu clinquante. Pas très discret en cas d'attaque surprise.


De loin,  Mirah et moi aurions juré qu'il tenait une citrouille d'Halloween. No comment.

Réincarnation de la princesse Kazu, épouse du 14th shogun (Tokugawa Iemochi).

Kimono! <3

Mes couleurs...

Joli casque.


Des enfants tous mignons! Des périodes Kamakura et Murotamachi. Les fleurs perchées sur leurs chapeaux n'étaient pas destinées à la décoration, mais à la vente...


Je crois qu'ils devaient manquer de figurantEs pour ces portraits de femmes de la période Muromachi. Donc on a eu des figurants.

On ne voit pas forcément très bien sur la photo, mais ce que ce brave samurai tient est un cor-coquillage. Je pourrais reparler du Seigneur des anneaux et de la batailles du Gouffre de Helm, mais je vous épargnerai ça.

Pas très sérieux tout ça. Il faut dire qu'il avait un peu de mal avec son cheval fou.


 Dame Yodo-Gimi.



Jolis chaussures en fétu de paille. J'imagine qu'elle devait bien souffrir à la fin du parcours...

Le clou du spectacle !! Tomoe-Gazen alias... La MULAN JAPONAISE. Mariée au général Kiso Yoshinaka, elle combattit les forces de Yoshitsune dans la période Heian (794-1185).




Ce Monsieur était bien dans son rôle.


Le plus chou: des enfants en costume aux ailes de papillon avant les cortège sacrés sensés renfermer les esprits des empereurs Komei (le dernier empereur ayant régné à Kyôto) et Kanmu (l'empereur qui fit de Kyôto la capitale).








La Compagnie des archers, gardiens de la procession impériale lors du déplacement de la capitale de Nagaoka à Kyôto.

Je vous laisse sur ces belles images... à très bientôt pour de nouveaux récits!